Et que les parents soient avertis !

… Et que les parents soient avertis ! Que les parents le sachent ! Que les géniteurs des bébés – lecteurs soient avisés. Le livre n’a pas changé ! Le livre n’est pas devenu jouet !  Il est resté le même, aujourd’hui et hier ! On n’a pas crée un nouveau jouet à la forme d’un livre ou à l’inverse, un nouveau livre à la forme d’un jouet.  On n’a pas ajouté au livre une forme avion ou une forme vélo qui lui donnera la configuration de l’un de ces multiples jouets que nos enfants chérissent et affectionnent au réveil, à l’heure de manger et même à l’heure du « dodo ».

 

Pourquoi alors dire « Livre-jouet » ?

On parle de livre-jouet dans le sens de Cadeau.  Pour que le livre de jeunesse entre dans la vie  de l’enfant par la même porte qu’est entré le jouet. On a l’habitude d’offrir un jouet à un enfant, à l’occasion d’un anniversaire, de la fête de Noël, lors d’une ballade au marché ou pour une récompense.

Parler de livre-jouet, c’est souligner l’urgence qu’il ya à récompenser un enfant avec un livre, le seul jouet qu’il pourra manipuler, avec ou sans les parents, pour développer son imagination et sa créativité.

On parle de livre jouet dans le sens des objets de l’entourage de l’enfant ! Que les parents le sachent ! Que le livre n’est pas devenu un jouet mais qu’il est désormais le coéquipier des jouets de l’enfant. Qu’on peut offrir un livre de jeunesse à un enfant parce qu’il a été sage ou parce qu’il a manifesté l’intérêt à avoir la nouvelle collection de livres dont il a regardé la publicité à la télévision.

Que non ! Le livre de jeunesse n’est pas un jouet dans le sens des jouets qu’on connait. Il est de coutume que l’enfant se retrouve privé de son jouet (voiture, vélo, avion, pistolet, dominos, etc.) lorsqu’il a commis une bêtise. Que non ! Que les parents le sachent ! Qu’on ne confisque jamais le livre d’un enfant quand il commet des bêtises ! S’il va vers son livre, bêtise commise, laissez-le se réconcilier avec son âme dans son livre, laissez-le découvrir les voies du pardon, laissez-le gravir avec ses héros de ses livres, les cloisons qui le séparent de lui et de la réparation des torts commis : tout ça est dans le livre de jeunesse.

Toutefois, l’enfant sait manipuler un jouet, comment manipulera-t-il son livre ?

La question qui revient c’est : comment l’enfant profitera de son livre quand il ne sait pas lire ? Voilà enfin un jouet différent, un jouet qui provoque l’imagination grandissante de l’enfant, un jouet qui suscite sa curiosité et qui l’amène à vous contacter de temps à temps pour comprendre une image dessinée ou illustrée dans son livre, pour lui faire raconter par vous-mêmes l’histoire qui accompagne les belles couleurs et les belles images qui envahissent son livre.

Il est des circonstances où des enfants se retrouvent entrain de manipuler un jouet plus que leurs parents, sans avoir besoin de l’assistance parentale, et parfois en mal.   Il y a donc un nouveau jouet qui unit l’enfant à ses parents, contrairement à certains jouets qui ne créent le lien qu’entre l’intention du fabricant et l’enfant, sans intermédiaire de la sentinelle maternelle ou paternelle. 

Le livre est un jouet dans un seul sens : dans le sens où il devient un jeu pour l’enfant de s’imaginer un monde aux idéaux décrits dans les histoires qu’on lui raconte dans ses livres, dans le sens des modèles de héros dessinés dans ses collections et au sens du monde profond que le bébé lecteur se forge grâce à l’accompagnement parental.

Que les parents le sachent un nouveau jeu se joint à la collection d’activités qui font grandir l’imagination : c’est le livre-jouet comme cadeau, dans le sens d’objet de l’entourage immédiat de l’enfant, dans les allures d’un compagnon qui unit désormais l’enfant à son entourage adulte.

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