2022

Muna Kalati

 Créer des clubs de lecture autour de toutes les littératures jeunesse

En Afrique, les enfants comme leurs parents me paraissent très habitués aux histoires mais sous une forme orale. Peut-être cela s’explique-t-il en raison du coût des livres, du manque d’alphabétisation dans certaines régions et de l’absence de diversité à une période donnée (ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, mais il faut donner le temps au temps).

Muna Kalati

100 Petits Écrivains et 100 Petits Lecteurs pour la promotion de la littérature jeunesse 

J’ai fait le choix du livre pour enfants, parce que je pense que c’est un trésor délaissé. Ça fait longtemps déjà que nous avons abandonné l’éducation de nos enfants à la providence.  L’amour de la lecture, l’amour de soi, se forgent dès la base, et c’est là qu’il faut mettre de l’énergie car l’enfant d’aujourd’hui est l’adulte de demain.

Muna Kalati

La contribution de la bd à la culture de la paix

Si l’on admet que l’homme est un animal politique au sens d’ Aristote, la cohabitation avec son alter ego n’est pas toujours aussi paisible qu’on peut le penser. Car, les incompréhensions, les idées divergentes, et même les malentendus peuvent déboucher sur des conflits susceptibles de mettre à mal la cohésion sociale et la paix. Face à une telle situation, le recours à la force semble être la voie qui prône le plus, faute d’arguments ou d’esprit critique. Or, à l’échelle internationale, l’heure est à la promotion de la paix. Pour ce faire, la culture s’avère être l’un des moyens de pacification le plus sûr. Ernesto Ottone Ramirez partage le même avis lorsqu’il reconnaît que « la culture est un facteur essentiel de résilience, de réconciliation et de cohésion sociale pour les villes et leurs habitants ». Dans ce cas, le  livre, en tant que manifestation de la culture et objet culturel, serait doté de ce grand pouvoir.